Le réchauffement fait raccourcir la langue des bourdons

Un bourdon au coeur d'une fleur Bourdon dans une fleur de liseron - Olivier Miniato / Biosphoto

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Emmanuelle Grundmann

Dates de migration modifiées, rythmes circadiens bouleversés, les effets du changement climatiques sur la faune et la flore se multiplient. Au Colorado, les chercheurs se sont aperçus que les langues des bourdons Bombus balteatus se sont raccourcies au fil du temps. En cause, la disparition de l’une de leurs fleurs favorites. Le nectar y était enfoui au fond d’un long tube et seul un appendice adapté pouvait s’en délecter. A quoi bon garder cet accessoire si la fleur n’est plus là ? Mais, dans les autres bars à nectar, la compétition avec d’autres insectes est beaucoup plus importante et l’énergie dépensée pour se nourrir bien plus importante. Personne ne sait encore si l’évolution permettra aux bourdons de survivre à ce réchauffement climatique. Source : Science