La crise de la biodiversité aussi importante que le dérèglement climatique.

Guêpier d'Europe (Merops apiaster) sur une branche au printemps © Óscar Díez Martínez / Biosphoto

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Emmanuelle Grundmann

Réunis à Paris durant une semaine, les experts des Nations Unies sur la biodiversité (IPBES) viennent de rendre leur rapport et leurs conclusions. Un million d’espèces sont aujourd’hui menacées d’extinction soit 8 sur 10. Trois quarts des milieux terrestres et deux tiers des milieux marins sont gravement abîmés par les activités humaines. Pourtant, agriculture, filtration de l’eau, régulation du climat, médicaments, nourriture, nous dépendons tous de ces services essentiels que la nature nous rend, en toute gratuité.
 
Nous sommes en train d’éroder les fondements mêmes de notre sécurité alimentaire, de notre santé et de nos économies a déclaré le président de l’IPBES. Si ces conclusions, obtenues après trois ans d’analyses de milliers d’études à travers le monde sont alarmantes, l’IPBES veut garder espoir.

Le pire peut encore être évité si nous mettons un terme à la surexploitation et à la dégradation de la nature. Ce GIEC de la biodiversité a produit un document à l’intention des politiques et autres décideurs, afin de changer au plus vite de cap pour préserver notre futur, l’une des priorités étant la modification de nos pratiques agricoles.
 
Source : Sciences & Avenir, Liberation, Le Monde, The Guardian