Cachés dans les prés, les premiers faons sont nés

Chevreuil (Capreolus capreolus) faon tenant tout juste sur ces pattes © Bruno Fouillat / Biosphoto

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Emmanuelle Grundmann

Dans un coin de champ entouré de bosquets, une chevrette est en alerte. Toutes oreilles dressées, elle surveille les entourages. Soudain, des tiges d’orge déjà hautes, émergent deux petites oreilles puis une tête se dirigeant vers le ventre de la chevrette. Son faon, tout juste né, vient téter. Un autre, non loin de là, reste couché dans la végétation, se rendant ainsi totalement invisible.

Durant les premières semaines, ils passent le plus clair de leur temps immobiles, leur pelage tacheté de blanc les camouflant aux yeux des prédateurs.

Soudain, la chevrette tourne la tête et bondit. Un renard vient de faire son apparition au coin de la haie boisée. Elle le pourchasse en quelque sauts et continue à patrouiller les bordures de la culture afin de s’assurer que le canidé est bel et bien parti. Pesant de 1 à 2 kilos à la naissance, les faons sont des proies faciles pour les renards mais aussi les sangliers et les chiens errants.

D’un petit piaulement, les deux faons appellent leur mère qui, le danger écarté, revient les allaiter.