Célibataire, le bouc profite

Chamois des Alpes (Ruprica ruprica) dans le massif du Jura, Suisse Emile Séchaud / Biosphoto

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DISNEYNATURE

A l’approche de l’été, le chamois adulte coule des jours paisibles, en solitaire. En effet, après avoir affronté les rigueurs de l’hiver, s’être battu à coup de cornes contre ses concurrents pendant le rut, le bouc s’octroie un peu de répit dans cette dure vie animale.
 
Il s’éloigne alors de la harde et profite des longues journées ensoleillées pour prendre soin de lui. Il passe le plus clair de son temps à flâner sur les pâturages d’été, se nourrissant d’herbe et de fleurs, pour reconstituer ses réserves de graisse.
 
De son côté, la femelle, elle, ne chôme pas. En mai-juin, elle met généralement bas à un unique chevreau. Menée par une femelle plus âgée, qui connaît les sentiers et passages délicats de la montagne, elle ne quitte pas la harde, où elle vit avec son petit. Le groupe peut réunir jusqu’à une centaine d’individus.
 
On trouve habituellement des chamois dans les zones rocheuses de montagnes, depuis les Alpes jusqu'en Turquie, en passant par le Caucase. Le relief doit être suffisamment accidenté pour assurer la sécurité et éloigner ses prédateurs, comme les lynx, les loups, les renards et les ours.
 
Source: Futura planète