Histoire du jour : l’ourson coquau

Un ourson coquau Michael Quinton / Minden Pictures / Biosphoto

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Emmanuelle Grundmann

En ce 11 janvier, un froid glacial tutoyant les -30°C a enveloppé le Québec. L’importante couverture neigeuse n’a pourtant pas que des inconvénients : elle permet de suivre les traces des mammifères les plus discrets de la forêt boréale. Avec un corps tutoyant les 5 à 15 kilos sur la balance, recouvert de 30 000 piquants, l’ourson coquau déambule discrètement dans le sous-bois à la recherche d’écorces et d’aiguilles de conifères, comme l’indiquent ses empreintes qui s’arrêtent brusquement. Evaporé ? Du tout, levez les yeux et vous apercevrez sûrement le porc-épic américain qui, en agile grimpeur s’est hissé à la cime d’un arbre, à l’abri des prédateurs. Une fois son dîner englouti, il rejoindra la tanière que ce solitaire partage l’hiver avec plusieurs de ses congénères.