Il faut sauver le solenodon.

Almiqui paradoxal (Solenodon paradoxus), République dominicaine © Gregory Guida / Biosphoto

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Emmanuelle Grundmann

Ce petit mammifère à l’allure de musaraigne est l’une des plus curieuses espèces animales. Nocturne et insectivore, le solénodon se distingue de tous les autres mammifères en étant l’un des seuls à être venimeux. Il sécrète des toxines qui tétanisent ses proies, des insectes, lorsqu’il les mord.

A l’instar du varan de Komodo, du coelacanthe ou de la welwitschia, c’est une espèce panchronique, c’est-à-dire qu’il a très peu changé au fil de l’évolution depuis 76 millions d’années lorsque des dinosaures foulaient encore la terre.

Mais, s’il existe deux espèces aujourd’hui, l’une à Cuba et l’autre en Espagne, toutes deux sont en danger critique d’extinction. Perdre le solénodon équivaudrait à scier une branche entière de l’arbre évolutif et s’amputer d’une partie de notre histoire commune.

Source: EDGE