Le loup de Mongolie, désormais une espèce à part entière

Un loup de mongolie Loup de Mongolie (Ladakh) © Ardea / Joanna Van Gruisen / Biosphoto

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Emmanuelle Grundmann

Identifié pour la première fois il y a deux siècles, le loup de Mongolie, foulant les vastes paysages du Tibet, de l’Inde et du Népal, baptisé Canis lupus chanco était jusqu’à ce jour considéré comme une sous-espèce du loup commun. Mais c’était sans compter sur quelques chercheurs sceptiques tel Madhu Chetri chercheur à l’Hedmark University College norvégien intrigué par sa silhouette beaucoup trop petite  et fluet et ces marques blanches au niveau du poitrail. C’est en arpentant les montagnes népalaises à la recherche d’indices dans les crottes de l’animal que le scientifique a obtenu confirmation de son hypothèse. Source la plus aisément accessible de matériel génétique, l’analyse de ces fèces a montré que l’ADN et surtout l’ADN mitochondrial, hérité du côté maternel présentaient des différences significatives entre le loup de Mongolie et les autres loups communs. L’évolution aurait entrainé une séparation entre les deux espèces il y a environ 800 000 ans. Suite à ces découvertes, le chercheur propose de rebaptiser cette nouvelle espèce loup de l’Himalaya, et il souhaite profiter de cette découverte pour attirer l’attention sur ce canidé dont il ne resterait que 350 individus dans le monde. Source : ZooKeys & National Geographic