Calendrier de l’Avent : L’ours polaire hiverne-t-il ?

Des ours polaires © Juan-Carlos Muñoz / Biosphoto

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Disneynature

Chasseur de phoques à la fourrure neigeuse, l'ours blanc est le plus récent de tous les ours. De la même lignée que l'ours brun, il s'est sans doute détaché de ses cousins au poil sombre il y a moins de 100 000 ans, lors de leur arrivée en Amérique du Nord par le détroit de Béring.

En ce mois de décembre, le seigneur de l’Arctique arpente la banquise, guidé par son odorat et attiré par les polynies et les chenaux, seules zones d’eau libre dans cet univers solide. Les ours savent que ces oasis dans la glace offrent aux phoques la possibilité de venir respirer sans avoir à maintenir ouvert un trou. Mais l’hiver n’est pas une période d’abondance. L’ours polaire doit attendre mars ou avril pour voir les phoques redevenir des proies faciles.

Le géant blanc en profite alors pour s’accorder quelques heures de repos dans un creux protégé du vent, face au sud, dissimulé par un amas de neige. Mais l’ours polaire n’hiberne pas. Les fonctions corporelles de l'animal sont en fait simplement ralenties. Le rythme cardiaque ainsi que le rythme respiratoire chutent. La température du corps ne s'abaisse pas et il peut se réveiller très rapidement en cas de nécessité. Il ne peut pas se permettre un vrai état d’hibernation car la chasse, la mise à bas, et l’élevage des jeunes nécessitent beaucoup d’énergie.

Seules les femelles creusent elles-mêmes leur tanière dans des talus de neige, et y demeurent près de 5 mois, vivant en léthargie sur les réserves accumulées pendant les mois précédents. Mais la température de leurs corps ne s'abaisse guère de plus de 5 °C. Elles s'éveilleront au moindre danger.

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Le Canada est le deuxième pays le plus vaste du monde, situé dans la partie septentrionale de l'Amérique du Nord.
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