Bonne nuit petits lérots et loirs

lérot en train d'hiberner dans un nid de mésange © Ingo Arndt / Minden Pictures / Biosphoto

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Emmanuelle Grundmann

Octobre a tiré sa révérence. L’heure de l’hibernation a sonné pour deux petits mammifères de nos campagnes.

Le premier, tout de gris habillé, est un champion du sommeil longue durée avec près de 7 mois passés à ronfler dans son terrier. Il n’est guère étonnant qu’il soit à l’origine de l’expression « dormir comme un loir » et que les allemands le nomment « celui qui dort 7 mois ».

Chez le lérot, l’hibernation n’est guère plus courte. En octobre, les longues siestes du bandit masqué sont encore entrecoupées de quelques réveils puis, il sombre dans un profond sommeil dont il ne sortira qu’en avril, avec le retour du printemps et de températures plus clémentes.

Désormais, rien ne peut réveiller les deux petits rongeurs. Enroulés en boule, leur queue par dessus leur tête pour limiter au maximum les pertes de chaleurs, ils se sont installés dans un petit nid tapissé de mousse, de feuilles, d’herbe ou d’autres matériaux trouvé au gré de leurs pérégrinations nocturnes. Souvent, ils squattent l’abri d’une mésange ou d’autres oiseaux allant parfois jusqu’à les déloger.

Tout l’été et le début de l’automne, ils ont pris soin de se goberger de scarabées, d’araignées, de baies, de noix mais aussi parfois d’oisillons et de petits rongeurs afin d’emmagasiner suffisamment de réserves de graisses pour tenir jusqu’au printemps. Rendez-vous en avril pour leur réveil !