Top départ pour la plus imposante migration animale du globe

gnous en migration au Kenya © Juan-Carlos Muñoz / Biosphoto

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Emmanuelle Grundmann

La saison sèche a jauni la savanes kenyanne et, la nourriture se faisant désormais rare en ces lieux, les herbivores se sont mis en route pour retrouver la pluie et des herbes vertes, plus tendres, riches en protéines et faciles à digérer.

En Tanzanie, la petite saison des pluies vient de débuter. C’est le signal pour le million de gnous qui prend la direction des nuages gris. En colonne pouvant atteindre plusieurs dizaines de kilomètres de long, les ongulés avancent. Inlassablement, ils parcourent jusqu’à 80 kilomètres par jour, suivis de leurs jeunes qui, à peine nés, savent déjà trotter dans les pas de leurs mères.

Ils sont suivis dans leur grand périple par des milliers de zèbres et d’antilopes. Une troupe bigarrée qui s’entraide. Si l’odorat du gnou est bien plus affûté que celle de l’équidé, le zèbre voit plus loin et mieux les lions rôdant dans les parages. L’entraide se poursuit au moment du repas. Dotés de solides dents, les zèbres broutent les graminées hautes et plus dures, dégageant l’herbe tendre pour les gnous.

Enfin, ces millions d’herbivores font le bonheur d’un petit peuple caparaçonné. Les bousiers profitent des déjections nombreuses pour façonner de petites sphères dans lesquelles ils pondront leurs œufs.