Gare à celui qui attaque le fulmar arctique !

Fulmar boréal Fulmarus glacialis) posé au bord d'une falaise dans une colonie de reproduction, Islande © Raphaël Sané / Biosphoto

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Disneynature

C’est au printemps que le fulmar arctique migre vers le Nord pour retrouver son aire de nidification. Il se pose sur les côtes des îles britanniques ou même en l’Islande et y construit son nid à flanc de falaise dans le creux d’un rocher. Il est très sociable et vit en bande nombreuses.

Au mois de mai, le fulmar arctique trouve sa dulcinée pour donner la vie à un seul et unique œuf. Ensemble, les deux parents gardent au chaud leur progéniture. Celui-ci contrairement à son cousin le pélican brun, ne sort de sa coquille que deux mois plus tard. Le mâle et la femelle, le nourrissent d’une bouille plutôt étrange et puante. C’est en fait les excréments digérés de ses parents. L’oisillon mange cette substance pendant plusieurs semaines jusqu’à ce qu’il soit capable d’ingérer des petits poissons et crustacés. Il prend son envol sept semaines plus tard.

Connaissez-vous la technique de défense de ce petit oiseau marin ?

En période de nidification, le fulmar arctique est plus vulnérable aux prédateurs. Il peut parfois arriver que des renards ou des rapaces rôdent autour de son nid. Pour les chasser, le fulmar arctique a développé une méthode plutôt répugnante mais très efficace ! S’il se sent menacé, il crache une sorte de substance huileuse, jaunâtre et nauséabonde qui n’est autre que ses excréments régurgités ! C’est cette même substance avec laquelle il nourrit son petit…Grâce à cette technique peu commune, les prédateurs battent en retraite et n’osent l’approcher. Plutôt ingénieux ! C’est d’ailleurs pour cette raison, qu’en norvégien le nom de cet oiseau signifie « mouette infecte».

Source : France Info