Histoire du jour : l’élégance faite cacatoès

Un cacatoès noir Frans Lanting / Mint Images / Biosphoto

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Emmanuelle Grundmann

Dans les forêts humides de Papouasie et du nord de l’Australie vit l’un des plus élégants perroquets qui soit. Avec son immense crête érectile de 15 cm de haut et cette tâche carmin sous l’œil contrastant avec l’ébène de son plumage, le cacatoès noir est aussi le deuxième plus gros perroquet après le kakapo néo-zéalandais. Si vous le rencontrez, vous constaterez que l’oiseau ne ferme jamais totalement son bec. Ce n’est pas pour montrer sa langue rouge terminée par une tâche noire à tout un chacun mais une adaptation lui permettant de tenir une noix dans son bec tout en la cassant simultanément. Outre ce plumage seyant, c’est la parade du cacatoès qui est peut-être la plus époustouflante. Avant leur pas de deux durant lequel mâle et femelle s’approchent l’un de l’autre, leurs ailes déployées, monsieur siffle bruyamment, fait parfois du tam-tam avec une branche sur un tronc creux puis effectue révérence sur révérence en exhibant sa tâche rouge devenue pour l’occasion cramoisie. Cette danse scelle une union qui durera toute la vie des deux tourtereaux.