Il n’y a pas de meilleur filtre dépolluant qu’un flamant

groupe de flamants roses en Camargue © Patrick Goujon / Biosphoto

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Emmanuelle Grundmann

C’est un rôle qui lui était jusqu’à lors inconnu que vient  de dévoiler une équipe de chercheurs. En pataugeant inlassablement dans les zones marécageuses à la recherche de petits crustacées, le flamant rose mélange les sédiments. De plus, leurs fèces, abondants, nourrissent le milieu en azote et en nitrogène. Et, ce remue-ménage sous les pattes palmées facilite l’activité microbienne et notamment le filtrage de la matière organique. Et l’oiseau de participer ainsi à la purification de l’eau saumâtre du milieu dans lequel il vit.

C’est la première fois que le rôle du flamant dans cette activité essentielle est mis en lumière, une découverte qui met une nouvelle fois en lumière les foisonnantes interactions intriquées entre chaque espèce au sein d’un même écosystème.

Source : Scientific Reports