Le retour du coucou et de sa mélopée printanière

Coucou gris perché sur un arbre en fleur au printemps © Frédéric Desmette / Biosphoto

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Emmanuelle Grundmann

Coucou, deux syllabes qui annoncent le retour du printemps. Deux syllabes pour une fleur d’un jaune odoriférant couvrant les chemins depuis la fin du mois de mars, et deux syllabes pour un oiseau des plus mystérieux. Car, si tout le monde connait son cri, qui l’a déjà aperçu ?

L’oiseau se dérobe, il se dissimule et seul son chant trahit sa présence. Voyageant seul, de nuit, il est revenu de migration avec la précision d’une montre suisse. Plus de 6000 kilomètres depuis l’Afrique équatoriale où il a hiverné, jusqu’aux bois européens où il est né.

A peine revenu, le mâle pousse la chansonnette, rejoint par d’autres solistes pour un concert à travers toute la campagne. Surtout, ne pas faiblir et laisser aucun interstice de silence aux éventuels concurrents. Pour cela, le mâle va lancer jusqu’à 25 « cou-cou » en l’espace de trente secondes et ce, trois cent fois de suite. Reste à espérer que son concert sera entendu par une belle demoiselle !
 
Source : La salamandre