En Martinique, opération de recensement de l’iguane des petites Antilles

Iguane antillais perché sur une branche © Jean-François Mutzig / Biosphoto

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Disneynature

Un grand recensement a été lancé au nord de la Martinique, dans les communes de Macouba, Basse Pointe ou encore Saint-Pierre afin de connaître le nombre d’iguanes des petites Antilles présents dans la région. Tous les habitants résidant dans cette zone géographique ont été invités à prendre le reptile en photo en indiquant le lieu et la date auxquels ils ont aperçu l’animal. L’iguane des petites Antilles est une espèce endémique de la Martinique et de la Guadeloupe. Il est indispensable à l’écosystème de ces régions et est une espèce protégée.

Malheureusement, l’iguane des petites Antilles est en grand danger. Cette espèce endémique de la Martinique est menacée par son cousin l’iguane commun qui envahit son territoire. Les deux reptiles sont rivaux pour la nourriture mais aussi pour la reproduction. En effet, l’iguane commun a été introduit depuis quelques années dans la région et il est plus gros et plus territorial que l’iguane des petites Antilles. Il a donc plus de chance de trouver une partenaire pour se reproduire. La femelle iguane commun pond plus d’œufs, ce qui accroit considérablement la population de l’espèce. L’iguane des petites Antilles est classé « en danger » sur la liste rouge de l’IUCN.

Au fait, connaissez-vous l’iguane des petites Antilles ?

Ce reptile de couleur verte, vit sur les régions côtières. Il habite notamment les arbres dans lesquels il se déplace de branche en branche. L’iguane des petites Antilles ne descend que très rarement sur le sol. Si vous le croisez, c’est qu’il cherche une partenaire. En effet, quand vient la saison des amours, les joues du mâle et de la femelle rougissent pour séduire leur partenaire et ceux-ci rejoignent la terre ferme pour trouver l’amour.

C’est au mois de mai, tout comme la tortue, que la femelle iguane des petites Antilles retourne sur son lieu de naissance pour pondre. Arrivée sur place, celle-ci creuse un terrier d’un mètre de profondeur et y dépose entre 10 et 30 œufs. Ensuite, elle recouvre le tout de terre pour cacher sa progéniture. Les petits naissent quelques semaines plus tard. 

Source : RD la vie