Le secret de la longévité des tortues des Galapagos enfin dévoilé

Tortues géantes du Volcan Alcedo Galapagos © Tui De Roy / Minden Pictures / Biosphoto

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Emmanuelle Grundmann

Lonesome Georges était peut-être le plus célèbre d’entre tous ces reptiles caparaçonnés vivant aux Galapagos. La vénérable tortue, dernier rescapé de son espèce, avait fini sa longue vie seul, et s’est éteint en juin 2012 à l’âge de 120 ou peut-être 130 ans, personne ne sachant son exacte date d’éclosion. Quelques temps après, dix-sept autres individus appartenant à la même espèce avaient été découverts sur la petite île d’Isabela au sein de l’archipel des Galapagos, une excellente nouvelle pour cette tortue que l’on croyait à jamais disparue avec son dernier et iconique représentant.

Ici vivent entre 30 et 40 000 tortues appartenant à une dizaine d’espèces différentes, des reptiles qui avaient fasciné le grand naturaliste Charles Darwin lors de son célèbre voyage à bord du navire le Beagle au 19èmesiècle, épopée au terme de laquelle il avait élaboré sa théorie de l’évolution des espèces.

Tous ces reptiles sont non seulement géants en taille mais vivent très âgés. Les chercheurs, intrigués par cette incroyable longévité viennent d’en percer le secret. Il se niche dans leurs gènes. Ils y ont découvert des portions de chromosome codant pour la réparation de l’ADN et noté une importante facilité des tortues à guérir quand exposées à divers pathogènes.

Si l’isolement insulaire peut fragiliser une espèce endémique, dans le cas de ces tortues, il semble que l’évolution a doté les tortues géantes d’une arme de guérison express, leur permettant de résister à presque tout. Aujourd’hui, les Galapagos ont été érigées en parc national et l’accès à l’archipel est strictement règlementé afin de protéger l’incroyable biodiversité de ces confettis posés sur l’océan Pacifique.
 
Source : AFP