Vipère ou couleuvre ?

Une vipère péliade © m.briola / regard du vivant

+ A A -

Disneynature

Après un long sommeil hivernal, les serpents se sont réveillés dans nos campagnes. Vous les avez peut-être déjà croisés filer dans la broussaille ou confortablement installés au soleil sur un gros rocher.
Vipère ou couleuvre ?
Il n’est pas toujours aisé de les distinguer. Oubliez les zèbrures et la couleur, qui ne sont pas forcément des critères distinctifs. La coloration dorsale en zigzags, souvent attribuée aux vipères, peut être présente chez les couleuvres, et peut, à l’inverse, avoir tendance à disparaître chez certaines vipères…

La France compte au total 8 espèces de couleuvres, la plus courante étant celle « à collier ». On les reconnaît à leurs grosses écailles sur la tête, leurs pupilles rondes et leur queue longue et effilée. Les vipères, péliades, aspic, ou d’Orsini, disposent quant à elles de toutes petites écailles, sont reconnaissables à leur pupille fendue à la verticale et leur queue plus courte.

Autres éléments distinctifs, les deux serpents n’ont pas les mêmes habitudes de vie. Quand la couleuvre aime se dorer au soleil, la vipère préfère la fraîcheur matinale ou nocturne. Pour chasser, la vipère se sert de ses crochets lui servant à injecter du venin pour paralyser sa proie. La couleuvre quant à elle, n'en est pas pourvue et n’a pas d’autre possibilité que d’étouffer sa proie !