BLUE : Interview avec Cécile de France

Cécile de France

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Disneynature

La pétillante actrice belge, Cécile de France, raconte l’histoire du nouveau film Disneynature « BLUE », et nous plonge avec sa voix douce et mélodieuse dans cet univers sous-marin, pour découvrir, comprendre, aimer un monde encore mystérieux et surprenant.

À deux semaines de la sortie du film, l’actrice a accepté de répondre à nos questions.

Pourquoi avez-vous accepté de prêter votre voix au film ?

Parce que c’est un exercice que j’aime particulièrement. Je trouve que la voix est un canal d’émotion qui est symbole de liberté pour un acteur de cinéma. Etre libérée de l’image, c’est quelque chose que j’aime beaucoup. J’ai déjà donné ma voix pour Sally dans Cars, et pour Raksha dans le livre de la Jungle. Je suis aussi une grande amatrice de documentaires animaliers, donc je suis ravie, pour un aussi beau documentaire comme « Blue », d’être l’humain qui tente de rester connecté à ce fragile équilibre.

Quel est le rôle d’un narrateur sur un film documentaire comme BLUE ?

Sur Blue, ce qui était important, c’était d’amener l’émerveillement. D’être au plus proche de ce partage de passion, de découverte et de compréhension, mais aussi et surtout d’amour de ce fonctionnement si merveilleux.

Quel regard portez-vous sur le film ? Quels comportements vous ont surpris chez les animaux ?

J’ai été très touchée par l’entraide, la coopération, et la transmission, qui sont les 3 valeurs racontées dans le film. La coopération se retrouve au sein même de chaque espèce, quand on voit par exemple les baleines appeler à l’aide les mâles pour venir à la rescousse du baleineau. Mais aussi entre espèces, quand on découvre le fonctionnement de la station de nettoyage, et la manière dont le poisson labre va nettoyer les dents d’autres poissons sans se faire manger. C’est un vrai partenariat, et un exemple de partage de compétences. Et puis, j’ai été marquée par la transmission. Le rapport qu’il y a entre la maman dauphin et son petit, tout le temps qu’elle consacre à son apprentissage, puisqu’elle reste quasiment 9 ans à ses côtés. Elle va lui apprendre évidemment les techniques de chasse, mais aussi les règles de vie en groupe, car les liens sociaux sont très forts, et peuvent se créer sur 4 générations.

Au-delà du film, êtes-vous personnellement sensible à la protection de l’océan et de l’environnement ?

Oui, bien sûr. Nous devons tous être conscients des répercussions de nos gestes du quotidien, et ne pas toujours attendre que ça vienne d’en haut. Nous sommes nous-mêmes acteurs de ce qu’il se passe, et notamment au niveau des déchets. C’est d’ailleurs la plus grosse problématique de l’océan. Toutes les deux secondes, il y a 200 kilos de plastique qui se déverse dans l’océan. Il y a 100 000 mammifères marins, et 1 million d’oiseaux qui meurent chaque année de l’ingestion de plastiques.

Je pense qu’on doit réfléchir à remplacer ce plastique par des matériaux recyclables comme le papier, le carton, le verre, l’inox, le bois… Il faut essayer d’aller vers ça et d’éviter au maximum le plastique. Donc refuser, et remplacer. Et acheter moins aussi, aller vers la modération. C’est le meilleur moyen de réduire ses déchets.