Le peuple en habit d’écailles caché sous la surface de l’Amazone

arapaima dans le rio Negro © Yann Hubert / Biosphoto

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Emmanuelle Grundmann

Sous la surface des eaux noires aux reflets cuivrés de l’Amazone, un fleuve aux proportions marines, et de ses affluents, s’ébat tout un monde discret et foisonnant. Notamment une myriade d’espèces en habits d’écailles à l’instar de Pseudorinelepis genibarbis, un cousin des silures qui doit son surnom de poisson pomme de pin à son étonnant caparaçon.

Ici, plus de 3000 espèces de poissons ont été répertoriés, dont le géant pirarucu ou arapaïma de quelques 3 à 5 mètres de long pour 200 à 400 kilos sur la balance. L’un des plus imposants de tous les poissons d’eau douce avec des écailles égalant la taille d’une paume d’enfant. Il vient régulièrement à la surface pour gober une goulée d’air, venant compenser le peu d’oxygène dilué dans ces eaux noires.

La diversité foisonnante du bassin de l’Amazone est à nulle autre eau douce égalée. Quant aux fleuves des régions tempérées… En France par exemple, seule une petite centaine de poissons ondulent dans nos fleuves et rivières...