Avec le retour du puma, c’est tout un écosystème qui revit.

Puma, Chili - Sylvain Cordier / Biosphoto

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Emmanuelle Grundmann

A plus de 3000 mètres d’altitude, dans le parc national de San Guillermo, vigognes et guanacos prolifèrent à nouveau depuis d’intenses mesures de protection. Et dans le sillage de ces camélidés, les pumas sont également revenus. Aujourd’hui, 6 décembre, grâce à la pose de colliers radio-émetteur sur six félins, les chercheurs commencent à comprendre le rôle joué par ce grand prédateur sur l’écosystème. Ainsi, en leur présence, les vigognes sont plus craintives, mangent moins et laissent aux plantes dont elles se gobergent le temps de repousser. En résulte une végétation plus complexe où s’installe une importante diversité d’araignées et de scarabées. Quant aux condors, ils profitent des restes de carcasses. L’étude est loin d’être terminée mais montre déjà l’importance de protéger les grands prédateurs. Source : National Geographic