Histoire du jour: Eiders, de l’or poids plume

Récolte du duvet d'eider (Islande) - Cyril Ruoso / Minden Pictures / Biosphoto

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Cyril Ruoso

Les eiders me fascinent. A la fois pour eux même et pour cette étonnante relation 'duveteuse' que cet oiseau sauvage entretient avec l'Homme. Le duvet dont la femelle tapisse son nid est un si bon isolant que le kilo se négocie autour de 900 euros. Pas étonnant que le terme édredon trouve son origine dans le mot danois ‘ederdun’ signifiant duvet d’eider ! Ici, sur l’ile d’Aedey, je suis accueilli par la famille Helgason qui se retrouve chaque année pour la récolte. Afin que les œufs restent au chaud, le duvet collecté est replacé par du foin. Mieux les humains protègent ces oiseaux sauvages de tous prédateurs, renards polaires en tête, allant même jusqu'à construire de petites cabanes pour abriter les nids. Voilà donc une utilisation de la nature durable si on se place du côté de l’eider !