Le retour des coquelicots

Cyril Ruoso / Biosphoto

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Emmanuelle Grundmann

Mai est en train de s’effacer pour laisser place à juin et, dans les champs d’orge déjà dorés, des tâches d’un rouge vermillon apparaissent de ci, de là. Les premiers coquelicots ont ouvert leurs corolles et laissent flotter dans la brise leurs pétales aussi délicats et froissés que du papier crépon. Si l’origine du coquelicot reste sujette à débat, sa présence en Europe et au Moyen-Orient remonte aussi loin semble-t-il que l’agriculture auquel il est intimement associé, comme en témoignent ces graines mélangées à de l’orge datant de l’Egypte antique. Au cœur de la fleur se niche une étonnante structure en forme de salière, une capsule, dans laquelle vont mûrir plus de 60 000 graines. Particulièrement résistantes, chacune d’entre elle pourra rester 80 ans en dormance dans le sol avant que les conditions lui permettent de germer.

Hauts-de-France

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