Les dessous de la fleur de robinier faux-acacia

Jean-François Chérel / Biosphoto

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Emmanuelle Grundmann

Merveille de mécanique, la fleur d’acacia rivalise d’ingéniosité pour assurer sa pollinisation. Comme sa cousine glycine (tout aussi délicieuse en beignet), la corolle est dite papillonnacée. Elle consiste en 5 pétales dont le plus imposant, dans la partie supérieure se nomme étendard. Il est orné chez le robinier d’une tâche jaune qui réfléchit les UV, véritable publicité nectarifère pour les hyménoptères. Les deux pétales latéraux encadrent la carène pour former la piste d’atterrissage. Ce dernier pétale ploie sous le poids de l’insecte venu se poser et, comme une catapulte, le projette au fond de la corolle gorgée de nectar. Ce n’est pas tout ! Ce mécanisme libère le pollen des étamines et le projette sur l’abdomen de l’insecte qui peut repartir vers une autre fleur pour la polliniser. Le tour est joué !