Les prairies ont revêtu leur habit d’or et d’argent

Laurent Geslin / biosphoto

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Emmanuelle Grundmann

Dent de lion, salade de taupe ou laitue de chien, le pissenlit n’est pas avare en surnoms et doit son appellation la plus répandue à ses propriétés diurétiques. Très commun, il n’en est pas moins fabuleux. Les feuilles font le bonheur des lièvres (et des humains) tandis que les fleurs gorgées de nectar permettent, dès la sortie de l’hiver, à de nombreux insectes de se refaire une santé. Ce 9 mai, de véritables tapis dorés s’étendent dans les prés mais, ici et là, se dessinent déjà les tâches argentées des capitules recouverts de leurs minuscules parachutes. Qui n’a jamais soufflé sur ces graines - des akènes - pour les voir s’envoler grâce à l’aigrette dont elles sont coiffées ? Le moindre vent va emporter ce petit vaisseau à des distances parfois lointaines. Un miracle de l’évolution qui a permis au pissenlit de conquérir le monde.