L’Europe du Nord célèbre la Saint-Nicolas.

Friedrich Strauss / Biosphoto

+ A A -

Emmanuelle Grundmann

Au petit matin, les yeux encore emplis de sommeil, les enfants découvrent au pied de leur lit une assiette souvent décorée et garnie de pains d’épices, de petits sablés, d’oranges et autres friandises. Le Saint-Nicolas est passé. Cette fête, célébrée depuis le Moyen-Âge en Allemagne, aux Pays-Bas et dans de nombreuses autres contrées nordiques, est au moins aussi importante que Noël, une célébration d’origine beaucoup plus récente. Outre les friandises, dans de nombreux pays c’est le 6 décembre que les enfants méritants étaient récompensés de cadeaux tandis que les autres trouvaient une brindille ou un morceau de charbon sous leur oreiller. Autrefois, la veille, les enfants accrochaient sur la porte d’entrée un soulier garni de carottes ou de foin pour la monture de Saint-Nicolas, une tradition qui se retrouvera avec l’avènement du père Noël. C’est au 3ème siècle sur la côte sud de la Turquie que vécut le personnage, devenu par la suite Saint-Nicolas. Connu pour sa grande générosité, cet évêque de Myre aidait les plus pauvres, les marins et les enfants. C’est le 6 décembre, jour de sa disparition qu’il est célébré et, désormais, cette fête est devenue celle des enfants.