l’orignal, la tique et le changement climatique

© Alain Mafart-Renodier / Biosphoto

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Emmanuelle Grundmann

Avril rime avec tiques dans le grand nord canadien. Et pour les orignaux, ce n’est pas une bonne nouvelle. En effet, non seulement le réchauffement climatique permet à la tique d’hiver d’étendre son aire de répartition vers le nord mais il favorise la survie et donc la prolifération des acariens femelles. Or plus de femelles implique beaucoup plus d’œufs pondus. Mais l’orignal, appelé aussi élan, n’est pas équipé pour résister à cet acarien suceur de sang. Ces tiques d’hiver se nichent durant la saison froide dans le pelage de l’imposant mammifère et vont, tels des vampires se réveiller en avril et sucer son sang, souvent jusqu’à l’épuisement et parfois la mort de l’ongulé. La situation inquiète les autorités car les effectifs du mammifère ont fortement baissé ces vingt dernières années et les orignaux sont désormais sous haute surveillance. Source : lactualite.com