A Tchernobyl, la grande faune a repris du poil de la bête

Elan dans la zone ukrainienne de Tchernobyl - Fabien Bruggmann / Biosphoto

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Emmanuelle Grundmann

29 ans après le terrible accident de la centrale nucléaire de Tchernobyl, la densité d’animaux sauvage n’a jamais été si haute montre une nouvelle étude publiée ce 11 octobre. Malgré les radiations, toujours présentes dans la zone d’exclusion, le nombre de loups est sept fois plus élevé qu’ailleurs en Biélorussie car ils ne sont ici pas chassés. Quand aux populations d’élans, de sangliers ou encore de cerfs, elles sont similaires à celles rencontrées dans des réserves non touchées par les radiations. Un résultat qui contredit les prévisions faites lors du drame. Les spécialistes ayant fait l’hypothèse que la faune serait profondément affectée par la catastrophe. Un résultat qu’il faut néanmoins relativiser selon le biologiste Anders Pape Møller qui étudie les impacts négatifs des radiations sur la faune dans la région depuis 1991. Source : Current Biology & The Guardian