Un printemps silencieux aux abords de Fukushima

Des moineaux silencieux aux abords de Fukushima © Nature Production / naturepl.com

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Emmanuelle Grundmann

Quatre ans après le séisme de Tohoku et la catastrophe nucléaire de Fukushima qui a suivi, les oiseaux ne chantent plus dans la région. Ce 3 mai, des chercheurs qui ont suivi 57 espèces depuis 2011 ont montré l’impact de la catastrophe sur au moins 30 d’entre elles. Au rang des plus touchées les sédentaires tels que le moineaux ou la corneille noire. Parmi les symptômes, des tâches dépigmentées qu’arborent beaucoup d’individus et que l’on retrouve également dans la faune autour de Tchernobyl. Les mécanismes les provoquant suscitent encore nombre d’interrogations. Suivre l’impact de la catastrophe sur des oiseaux pourrait paraître anecdotique, mais ce sont d’excellents indicateurs, montrant que si les niveaux de radiations ont fortement baissé, les effets sur les organismes vivants sont toujours très présents. Source : Journal of ornithology