Un vent d’espoir pour le diable de Tasmanie

Femelle diable de Tasmanie dans son terrier © D. Parer & E. Parer-Cook / Minden Pictures / Biosphoto

+ A A -

Emmanuelle Grundmann

Pour vivre heureux vivons cachés pourrait être la devise du diable de Tasmanie. En effet, ce petit marsupial souffre depuis plusieurs années d’une forme de cancer terriblement contagieux qui a décimé les populations à travers toute son aire de répartition. Pourtant, ce 28 mai, l’espèce peut enfin souffler grâce à la découverte d’une nouvelle petite population restée totalement dissimulée dans un recoin du sud-ouest de l’île. Si cette découverte est si importante c’est parce que ces diables, restés isolés du reste de leurs congénères ont développé un patrimoine génétique suffisamment distinct pour que l’épidémie ne les affecte pas ou peu. En effet, c’est la faible diversité au niveau de leur ADN qui est responsable de la récente hécatombe. Pour le moment aucun animal n’a été aperçu dans cette région densément boisée et ce sont des crottes collectées dans cette zone classée point chaud de biodiversité qui ont permis d’identifier cette nouvelle population de diable de Tasmanie. Désormais, les chercheurs vont partir en quête de nouveaux indices de la présence des marsupiaux afin d’établir une cartographie génomique complète pour mieux comprendre le fonctionnement immunitaire de l’animal et pouvoir mettre au point une stratégie de sauvegarde de l’espèce sur l’ensemble de son territoire. Source : theage.com.au