En forêt, on s'écoute!

Chevreuil d'Europe (Capreolus capreolus) dans un sous-bois enneigé, Ardenne, Belgique © Philippe Moës / Biosphoto

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Disneynature

Imaginez-vous en hiver, en promenade dans une forêt que vous pensez, endormie …. pas si endormie que cela d’ailleurs.  Si vous tendez bien l’oreille, vous entendrez peut-être un oiseau chanter, des branches craquer ou un crapaud croasser. Vous les entendrez plus que vous ne les verrez. En effet, en forêt, la densité des végétaux est telle qu’on parle de mur végétal, ce qui empêche ses habitants de bien se voir.  C’est pourquoi, les animaux y utilisent beaucoup plus l’ouïe que la vision pour se reconnaître, pour chasser ou se protéger des prédateurs éventuels. Et tout comme l’homme, chaque animal à sa propre voix, sa propre tonalité.

Ainsi, certains animaux vivant en forêt, évitent de chanter en même temps ; dans la forêt amazonienne par exemple, quand les cigales chantent, elles n’utilisent pas la même fréquence. Communiquer sans se gêner.

Grâce à la bioacoustique, cette science qui allie la connaissance de la biodiversité et l’écoute des sons, les scientifiques peuvent mieux étudier les animaux, pour mieux les connaître, les identifier et ainsi les protéger.

Source : Sciences et Avenir & La Recherche