Chut… un peu de calme pour les océans

Steve De Neef / Visual and Written / Biosphoto

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Emmanuelle Grundmann

Les cétacés ne sont pas les seuls animaux à souffrir du bruit que nous provoquons dans les océans. Les poissons et même les invertébrés en pâtissent. Les calmars, les seiches et les poulpes, qui pourtant n’utilisent pas les sons et ne les entendent pas comme nous présentent des traumatismes acoustiques très importants lorsqu’ils sont exposés à un stress sonore perdant leur facultés à s’orienter, à s’alimenter et pouvant même être tués sur le coup lorsque le bruit est trop puissant. Une nouvelle étude publiée ce 11 octobre préconise de créer des réserves marines exemptes de bruits humains afin de mesurer plus précisément les effets de cette pollution sonore. Le trafic maritime a par exemple quadruplé depuis 1992, avec des bateaux bien plus bruyants. Il serait pourtant aisé d’isoler les salles des machines pour minimiser le bruit ou de placer des rideaux de bulles autour des chantiers de construction des plateformes pétrolières off shore. Source : Marine Pollution Bulletin