La face cachée de la lune

lever de lune, Afrique du sud © Roger de La Harpe / Biosphoto

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Emmanuelle Grundmann

Ce 3 janvier, un engin spatial vient d’alunir. Un demi-siècle après les premiers pas sur la lune, c’est un nouvel exploit. Cette fois-ci, pas d’humains à bord de la capsule mais un aterrissage sur cette face cachée de notre satellite qui, depuis toujours suscite bien des interrogations et des fantasmes.

Ayant quitté Terre le 8 décembre dernier, le module Chang'e-4s’est posé sur un lieu totalement inexploré, une vraie prouesse technologique. En effet, cette face porte bien son nom car elle nous est tout le temps cachée et le grand défi consistait à établir une communication entre le robot qui allait alunir et la terre, les ondes radio ne pouvant passer au-travers de la masse rocheuse de la lune.

Le projet a donc débuté en mai dernier avec le lancement d’un satellite baptisé Queqiao (le pont de la pie) et qui servirait de relais dans le transfert d’informations.  L’autre difficulté consistait à trouver un lieu pour se poser car cette face avec ces températures extrêmes (plus de 120°C durant le jour lunaire, -170 durant la nuit lunaire) n’offre que peu de plaines pour un alunissage en toute sécurité étant parcourue de montagnes et autres cratères.

L’engin effectuera notamment des relevés de minéraux présents sur ce côté de l’astre avant d’effectuer des prélèvements lors d’une prochaine mission prévue pour 2020. Certains astrophysiciens émettent même l’idée d’installer sur cette face cachée dépourvue de perturbations liée à la Terre, un télescope afin de pouvoir glaner de précieuses informations sur la naissance de l’univers. A suivre !
 
Source : Sciences & Avenir

Chine

Avec une superficie de 9,6 millions de km2, la Chine se classe au troisième rang des pays du monde, après la Russie et le Canada, pour l'étendue de son territoire. Dans ce pays où dominent les montagnes, on trouve aussi de vastes zones désertiques, de hauts plateaux et des bassins fluviaux. 
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