Les forêts anciennes, barrière contre le réchauffement climatique

Hoh Rain Forest Parc national des Olympic - Hoh Rain Forest (USA) © Jean-Philippe Delobelle / Biosphoto

+ A A -

Emmanuelle Grundmann

Plantations d’arbres et forêts naturelles, pas de différence côté carbone et climat clament certains qui les rangent dans le même tiroir, quand ils ne privilégient pas les plantations d’arbres à croissance rapide. Ces dernières stockent certes beaucoup de carbone en un temps record mais échouent à le préserver sur le moyen et long terme et c’est autant de CO2 qui retourne dans l’atmosphère pour participer un peu plus au réchauffement global. Outre sa biodiversité exceptionnelle, la forêt ancienne endosse aussi le rôle de tampon climatique. Une étude menée par l’Oregon State Université publiée cette semaine montre que sous une canopée ancienne, la température est 2,5°C plus fraiche que sous une forêt secondaire, beaucoup plus jeune. Ce microclimat n’est pas anecdotique lorsqu’on sait à quel point certaines espèces de mammifères, oiseaux, amphibiens reptiles ou insectes sont sensibles à la hausse de température provoquée par le bouleversement climatique global.  Cette étude, la première d’aussi grande ampleur sur le sujet, démontre, sous un autre angle, à quel point ces forêts anciennes, dites primaires, sont essentielles à la  bonne santé de notre planète et de sa biodiversité. Source : Science Advances