Les premiers coquelicots défroissent leurs corolles

Coquelicots dans un champ de céréale Picardie © Cyril Ruoso / Biosphoto

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Emmanuelle Grundmann

Compagnon du blé, le coquelicot commence à parsemer de tâches vermeil les paysages agricoles en cette fin mai. Mais cette fleur si emblématique de nos tableaux champêtre est une étrangère.

Originaire du Moyen-Orient, elle est arrivée en Europe en catimini il y a plusieurs milliers d’années. Son arrivée coïncide avec l’essor de l’agriculture. En effet, ses minuscules graines se sont immiscées dans les récoltes de blé et, d’échange de semence en échange de semence, la délicate fleur a voyagé.

Désormais, cette délicate aux pétales froissés est devenue une intime. Elle a inspiré de nombreux peintres, des poètes, des chansonniers, elle est aussi devenue la fleur du souvenir de la grande guerre notamment au Royaume-Uni et le symbole de la lutte contre l’usage intensif de pesticides causant l’effondrement des populations d’insectes dans nos campagnes.