Histoire du jour : le miracle du gui

gui Paul Debois / GAP / Biosphoto

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Emmanuelle Grundmann

Dans les décors sylvestres dépouillés de leurs feuilles, des billes opalines scintillent dans la lumière. Devenues l’un des rares menus disponibles en ce début janvier, elles sustentent de nombreux oiseaux. Vénéré par les Gaulois qui en cueillait de grandes brassées sur des chênes sacrés tel que le rapporte Pline l’Ancien, le gui est un parasite. Ses graines parées d’un vernis visqueux, même après passage dans l’estomac d’un oiseau, se collent au gré des allées venues des passereaux sur une branche. Débute alors le développement d’une nouvelle plante à suçoir. Végétal aux propriétés miraculeuses, on raconte que lorsque des ennemis se rencontraient en forêt sous du gui, ils devaient déposer leurs armes et observer une trêve jusqu’au lendemain. Peut-être est-ce là, l’origine du baiser sous le gui pour fêter la nouvelle année ?